
Québec est devenue une très grande ville avec les fusions de 2001. La nouvelle agglomération comptait plus de 528 000 habitants en 2021 selon Wikipédia. 79% de ceux-ci, soit 420 450 personnes, vivent hors de l’arrondissement La Cité-Limoilou, là où pour bien des gens, tout se passe.
Comment développe-t-on ces arrondissements? On en fait des pôles économiques et culturels ou simplement de beaux dortoirs confortables?
Un des problèmes majeurs de la congestion routière est un déplacement dense vers le centre-ville pour des dizaines de milliers de travailleurs qui y gagnent leur vie. Parfois, plus d’une heure pour se rendre à destination, l’aller-retour équivaut à une virée à St-Hyacinthe.
On voit se développer des pôles économiques à Lebourgneuf, entre autres. Ce n’est pas suffisant. Le tramway ne règlera pas à lui seul les problèmes de congestion et je le rappelle, dans 20 ans, une majorité de gens aura toujours une voiture et des besoins de déplacements particuliers qui nécessiteront l’utilisation de celle-ci.
En plus de la promotion du télétravail, on doit mettre fin au mythe du centre-ville et répartir les travailleuses et travailleurs en développant les pôles économiques Lebourgneuf, Laurier, Charlesbourg et même Haute-St-Charles. Pourquoi? Pour réduire la pollution, décongestionner le réseau routier et offrir la possibilité aux gens de se rapprocher de leur travail ou à tout le moins, de perdre moins de temps à s’y rendre.
Le centre-ville demeurera un pôle économique important mais pourra s’émanciper davantage au niveau culturel et touristique.
De plus, pourquoi ne pas organiser des séances du Conseil municipal au moins une fois par année dans les 5 autres arrondissements? Pourquoi les élus ne viennent-ils pas à la rencontre des citoyens? Pourquoi est-ce toujours à ces derniers de le faire?
5 arrondissements, 79% du pouvoir. Ça vous parle?
Québec doit se doter d’un maire décentralisateur qui va faire fleurir une ville à la grandeur, du Mont-Bélair au Parc Chauveau, en passant par le Bois de Coulonge, la chute Kabir Kouba ou Montmorency. Fleurir économiquement en faisant la promotion du travailler le plus possible près de chez-soi ou de minimiser les contrariété lors des déplacements.
On critique aussi l’étalement urbain en préférant les tours d’habitation, comme si on dérangeait la pelouse en ayant une cour. Depuis près de trente ans que j’ai une cour et dans mon cas, j’ai toujours trouvé que le bonheur ne s’empilait pas dans un immeuble de 20 étages. Libre à ceux et celles qui font ce choix car nous avons tous et toutes une façon différente de voir les choses, selon nos origines, notre caractère et bien souvent… notre quartier.